Quand et comment utiliser un défibrillateur ?

Témoins sauveteurs lors d'un arrêt cardiaque

Les maladies cardio-vasculaires représentent la principale cause de mortalité pour les plus de 65 ans en France et dans le monde. Certaines de ces maladies peuvent conduire à un arrêt cardiaque. Lors d’un arrêt cardiaque soudain, l’utilisation d’un défibrillateur peut permettre de sauver la victime. Dans cet article, nous vous expliquons à quel moment et comment utiliser un DAE pour améliorer les chances de survie de la victime en cas d’arrêt cardiaque.

Chaque année en France, plus de 40.000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque. Lorsque la victime n’est pas prise en charge immédiatement, 92 % des arrêts cardiaques sont fatals. La Fédération Française de Cardiologie précise que dans 70 % des cas, l’arrêt cardiaque se passe devant des témoins, mais que seulement 40 % d’entre eux effectuent les gestes de 1er secours. Aussi, il est important de savoir à quel moment et comment utiliser un défibrillateur afin de réduire le nombre de décès d’arrêt cardiaque.

Quand doit-on utiliser un défibrillateur ?

Le défibrillateur automatisé externe doit être utilisé lorsqu’un arrêt cardiaque est constaté. L’arrêt cardiaque soudain (ACS) intervient soudainement, sans aucun signe indicateur ressenti par la victime au préalable. Il peut toutefois arriver que la victime se plaigne d’étourdissement, de douleurs thoraciques ou d’accélération du rythme cardiaque. Le témoin d’un arrêt cardiaque pourra le détecter si les symptômes suivants sont présents :

  • La victime tombe et perd connaissance.
  • La victime ne réagit plus. Il est important de lui parler, de la stimuler par les épaules, de l’appeler à haute voix, de lui demander d’ouvrir les yeux ou de serrer la main afin de s’assurer de sa perte de connaissance.
  • La victime ne respire plus, ou alors sa respiration est inefficace, irrégulière, bruyante ou lente. Pour cela, il faut vérifier si son ventre se soulève et essayer d’écouter sa respiration.

Lorsqu’un témoin assiste à un arrêt cardiaque, une intervention immédiate est nécessaire pour optimiser les chances de survie de la victime. En effet, chaque minute passée représente 10 % de chances de survie en moins pour la victime.

3 gestes pour sauver une vie : Alerter, masser, défibriller

La chaîne de survie

Lors d’un arrêt cardiaque en présence de témoins, il est important d’utiliser la chaîne de survie (ou de secours) pour tenter de sauver la vie de la victime. La chaîne de survie est composée de 4 étapes à effectuer.

  • 1ère étape : Cette étape est l’étape de la détection de l’arrêt cardiaque. Lorsque le témoin constate que la victime présente les symptômes de l’arrêt cardiaque, la première action à effectuer est d’alerter les secours afin de porter secours à la victime rapidement. Il existe plusieurs numéros possibles dans cette situation : le 15 (le SAMU), le 18 (les pompiers) ou le 112 (numéro d’urgence international). Pendant la communication téléphonique avec les secours, le témoin sauveteur doit être le plus précis possible, en indiquant chaque détail sur la victime, son emplacement, son état physique, et sur la situation en général. Dans ce genre de cas, il n’est pas rare que les secours questionnent le témoin sauveteur afin de vérifier le diagnostic. Si l’arrêt cardiaque a lieu devant plusieurs témoins, l’un d’entre eux peut d’ores et déjà aller chercher un DAE pendant qu’un autre appelle les secours. Chaque possibilité de gagner du temps est bénéfique à la victime. 

  • 2ème étape : La seconde étape représente le début de l’intervention sur la victime. Effectivement, l’utilisation seule du DAE sur la victime ne suffit pas à la sauver. Le massage cardiaque est également un maillon indispensable de la chaîne de survie. C’est pourquoi le massage cardiaque (qu’on appelle aussi Réanimation Cardio Pulmonaire ou RCP) doit être effectué jusqu’à ce que les électrodes du DAE soient positionnées sur le torse de la victime. Pour réaliser la Réanimation Cardio Pulmonaire, la victime doit être positionnée sur le dos et le témoin doit se tenir à gauche de la victime, à hauteur de sa poitrine. Le témoin doit joindre ses 2 mains (de manière à entrelacer les 10 doigts) et positionner ses paumes au niveau du sternum (au milieu de la poitrine) de la victime. Enfin, ses coudes doivent être bien tendus.

    Lorsqu’il est prêt, le témoin sauveteur peut démarrer le massage cardiaque. Pour cela, des compressions sont effectuées sur la poitrine de la victime. Le rythme conseillé pour la RCP est de 30 compressions, puis 2 insufflations. L’opération doit être répétée jusqu’à l’utilisation du DAE. Une RCP efficace est effectuée à un rythme de 100 compressions par minute.

  • 3ème étape : Cette étape est celle de l’utilisation du défibrillateur automatisé externe. Dès le démarrage du DAE, le témoin sauveteur est guidé durant tout le processus de défibrillation par des instructions vocales claires. Afin de procéder à la défibrillation, le témoin doit positionner les électrodes sur le torse de la victime. Il est important de veiller à ce que la date d’expiration des électrodes n’ait pas été atteinte, sinon le gel présent sur ces derniers risques d’avoir séché. Une fois les électrodes positionnées, la victime ne doit être en contact avec personne, car le DAE va commencer à analyser son état. Lorsque l’analyse est terminée, le DAE indique si une intervention est nécessaire.

Attention : la Réanimation Cardio Pulmonaire et la défibrillation doivent être alternées jusqu’à l’arrivée des secours. Il est important d’alterner les 2ème et 3ème étape pour une prise en charge optimale de la victime.

  • 4ème étape : Lors de leur arrivée, les secours doivent être guidés jusqu’à l’emplacement exact de la victime pour permettre une prise en charge rapide et améliorer ses chances de survie.

Si la chaîne de survie peut être effectuée à temps, les chances de survie de la victime seront supérieures.

En résumé :

Détecter et traiter arrêt cardiaque

Comment utiliser un défibrillateur ? 

Comme indiqué pour l’étape 3 de la chaîne de survie, les actions à effectuer par le témoin sauveteur dans le cadre de l’utilisation du DAE sont les suivantes :

  • Allumer le DAE : La mise en route du défibrillateur est la première action à effectuer par le témoin sauveteur. Sur certains modèles, la mise en route de l’appareil se fait grâce à l’ouverture d’un capot, et sur d’autres modèles, il suffit d’appuyer sur le bouton Marche / Arrêt.

  • Positionner les électrodes : Le témoin doit commencer par retirer les vêtements présents sur le torse de la victime. Si la pilosité est trop importante, il pourra également être amené à devoir raser le torse de la victime. Dans la plupart des cas, une trousse de secours contenant le nécessaire pour la préparation de la victime est présente au même endroit que le DAE. Une fois que la victime est préparée, le témoin doit se saisir des électrodes (elles son souvent pré-connectées au DAE, si ce n’est pas le cas, il faudra les brancher) et les positionner sur la victime. La première électrode doit être positionnée sur la partie supérieure droite de la poitrine, et la deuxième doit être placée au niveau des côtes de la victime, sous la partie gauche de sa poitrine. La plupart des jeux d’électrodes possèdent un schéma qui permet au témoin sauveteur de savoir si les électrodes sont correctement positionnées.

  • Attendre les résultats d’analyse du DAE : Lorsque les électrodes sont positionnées, le DAE commence à analyser le rythme cardiaque de la victime. Le témoin doit alors veiller à ce que personne ne touche la victime. A la suite de l’analyse, le DAE va indiquer s’il est nécessaire ou non de rétablir le rythme cardiaque en administrant un choc. Dans tous les cas, le DAE procède à une nouvelle analyse toutes les 2 minutes.

  • Si nécessaire, administrer le choc électrique : S’il s’agit d’un défibrillateur entièrement automatique (DEA), il délivre le choc. En revanche, s’il s’agit d’un défibrillateur semi-automatique (le DSA), le témoin va être informé qu’il doit appuyer sur le bouton afin de délivrer le choc. Il est encore nécessaire de veiller à ce qu’aucune personne ne touche la victime, afin de ne pas diffuser l’intensité du choc électrique.

Utilisation d'un DAE

Les DAE Philips, des défibrillateurs semi-automatiques simples à utiliser

Les défibrillateurs Philips HS1 et Philips FRx présents sur notre site sont des défibrillateurs semi-automatiques. 

Les défibrillateurs semi-automatiques ont l’avantage de permettre de gagner du temps, puisque le choc peut être délivré plus rapidement, ce qui offre la possibilité de gagner quelques secondes importantes pour la survie du patient. Par ailleurs, puisque le choc est administré lorsque le témoin sauveteur appuie sur le bouton, ce dernier peut s’assurer que personne ne touche la victime lors de l’administration du choc.

Les DAE Philips sont reconnus pour être simples d’utilisation et leurs instructions vocales claires permettront à chaque témoin de pouvoir être accompagné durant l’ensemble du processus de défibrillation.

Défibrillateurs Philips HS1et FRx

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